Les temps ont changé, c’est vrai les animaux sont parfois plus civilisés.

Moi j’me fais rare parmi les humains, j’ai peur d’être encore visé.

 

J’préfère fréquenter les cimentières car ces habitants ne me disent jamais rien,

J’ai peur aujourd’hui de serrer fort contre moi ceux qui sont des miens.

 

J’ai tellement peur du mot amour que je ne tremble plus devant la mort,

Et j’ai tellement vu le mal que j’me dis, ceux qui sont parti n’avaient pas si tord.

 

Ils avaient construit un monde dans lequel on avait rarement les larmes aux yeux,

Un monde dans lequel voir couler le sang des innocents n’était pas un jeu.

 

Moi quand j’entends quelqu’un me dire je t’aime, jte jure j’préfère faire le sourd.

Et je me dis et pourtant, je n’ai pas un puits de pétrole dans ma cour.

 

C’est vrai si tu n’as rien, ben tu ne mérites même pas un simple bonjour

Et te faire le plus de mal sera le but de chaque concours.

 

Devant toi tu verras toutes les portes se refermer

Et même si ton voisin a un restaurant, tu dormiras quand même affamé.

 

Dans les ténèbres de la nuit tu n’auras personne comme ami

Mais une fois le soleil levé on te dira n’oublie pas, nous sommes de la famille.

 

Pour éclairer ta maison toi qui n’avais pas une bougie

Tu verras alors ce que l’argent peut faire comme magie.

 

Sans le demander tu auras droit à toutes sortes de spectacle.

Ca ne viendra pas de toi crois moi, ta poche fera des miracles.

 

Une fois séparé de la cigarette, la fumée nous embrouille le cerveau.

Du plus profond de toi dis-moi, qu’est ce que l’homme d’aujourd’hui vaut ?

 

Moi ma maison est construite sans toit et comme lumière j’me sers des étoiles du ciel.

J’préfère ça plutôt qu’un sourire venant d’un amour artificiel.

 

Slam écrit par Sheykh Qari Said Abdou